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La protection et la promotion d’un environnement sein et durable reste un souci majeur pour le Gouvernement camerounais.la création d’un ministère chargé spécialement de la promotion et de la protection de la nature en 2004 en est un témoignage. La notion d’environnement durable fait recours à l’amélioration du cadre de vie des populations par une meilleure gestion de la biodiversité.
Cette meilleure gestion passe par la limitation des déperditions des ressources environnementales, l’approvisionnement permanent des populations en eau potable, l’assainissement du cadre de vie et la sécurisation de l’habitat. Ici, il est important de bien marquer la différence entre l’environnement vert qui fait référence à la forêt et à la biodiversité, et l’environnement gris qui fait référence aux infrastructures (approvisionnement en eau potable, assainissement du cadre de vie et sécurisation de l’habitat).
Cible 9 : Intégrer les principes du développement durable dans les politiques nationales et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources environnementales
Le Gouvernement a adhéré à plusieurs instruments juridiques internationaux sur l’environnement, notamment la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ainsi que son protocole adopté à Kyoto. Il a aussi revu en 2006 l’organisation et le fonctionnement du comité chargé de valider toutes les études environnementales sur les grands projets. De plus, tout projet de développement à réaliser sur le territoire national a désormais l’obligation d’intégrer des études environnementales pour assurer l’aspect durable.
Bien que la proportion des aires protégées soit en augmentation, l’utilisation des biomasses et du charbon dans les ménages ne s’est pas améliorée dans la période 2001-2007. Alors que la cible est fixée à 42,2% en 2015, environ 83% de la population utilise les combustibles solides et se retrouve pour la quasi-totalité en zone rurale (94%). Et pourtant, l’utilisation des combustibles solides (biomasse et charbon) a un effet de destruction des ressources environnementales et contribue à la pollution.
Cible 10 : Réduire de moitié, d’ici à 2015, la population qui n’a pas accès de façon durable à un approvisionnement en eau potable
Au Cameroun, il est attendu qu’au moins 72% de la population accède à l’eau potable en 2015. En 2001, 40,6% de la population avait accès à l’eau potable, soit un gap de 31,5% par rapport à l’objectif. En 2007, seulement 44 personnes sur 100 ont accès à ces sources, soit une couverture de 3,3 points de progression. Ce qui est irréaliste si la tendance actuelle se poursuit.
Si on exclut les villes de Douala et Yaoundé dans lesquelles 20% seulement de la population n’a pas accès à une source d’eau améliorée, toutes les aitres régions nécessitent une intervention rapide de l’Etat et des ses partenaires au développement. Une attention particulière doit être portée sur les régions de l’Est, du Nord, de l’Extrême-Nord et de l’Ouest où l’accès à l’eau est important. En effet, 70 à 80 % de la population de ces régions s’approvisionnent dans les cours d’eau, puits et sources non-protégées et d’autres sources d’eau non améliorées.
Cible nationale : Améliorer sensiblement d’ici à 2015, l’habitat des camerounais
Améliorer l’habitat suppose une sécurité juridique et physique des logements occupés en termes de matériaux de construction. Les conditions d’assainissement de l’environnement y participent également.
Le Cameroun a connu entre 2001 et 2007 une amélioration de la population ayant accès à un meilleur système d’assainissement de 23,1% d’individus, soit environ 26 pour 100 de ménages qui y ont accès.
Trois régions sur dix restent au-dessus de la moyenne nationale de la proportion de la population ayant accès à un meilleur système d’assainissement avec de meilleures performances dans le Sud-ouest, le Nord-Ouest et le Littoral.
La cible de 17% en 2015 étant déjà dépassée, il suffirait de stabiliser les présents efforts.
Source : Rapport national de progrès des OMD/INS/2008
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