|
Cible 5 : Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans.
Une bonne stratégie de développement étant fondée entre autres sur le capital humain, la survie des enfants de moins de 5 ans reste préoccupante, d’autant plus que l’accroissement du taux de mortalité hypothèque les chances d’éducation et donc de sortie du cercle vicieux de la pauvreté.
Le Gouvernement a adopté en octobre 2001 la stratégie sectorielle de santé dont l’objectif à l’horizon 2010 est de réduire de 1/3 au moins la charge morbide globale et la mortalité des groupes de populations les plus vulnérables. Cette stratégie a été révisée en 2007 à la suite d’une évaluation à mi-parcours qui a présenté des résultats mitigés. La nouvelle stratégie repose sur le plan pluriannuel (2008-2013). Un des piliers de cette stratégie sectorielle de la santé est le programme élargi de vaccination, axé en priorité sur la protection des enfants de 0 à 11 mois et de 1 à 5 ans contre des maladies telles que la diphtérie, la coqueluche, le tétanos, la variole, l’hépatite, la fièvre jaune, la poliomyélite et la rougeole.
Malheureusement sur mille enfants qui naissent vivants, plus de cent meurent avant l’âge de cinq and. La valeur de cet indicateur est passée de 146 enfants pour mille en 1998 à 144 enfants pour mille en 2004. A l’horizon 2015, ce taux devrait être de 75,8% pour l’atteinte de la cible sus mentionnée ; ce qui parait très peu probable.
Entre 1998 et 2004 on note une régression importante du taux de mortalité infanto-juvénile (enfants de moins de 5 ans) allant de 16,3 à 66,9 points respectivement dans les zones de Douala et de l’Adamaoua. Cette amélioration est également observée dans les régions du Centre et de l’Extrême-Nord. Cependant, la situation demeure préoccupante dans les autres régions notamment dans l’Est (+40,7 points) et dans le Sud-Ouest (+45,6 points).
Grâce à l’intensification et la régularité des campagnes de vaccination opérées par le ministère de la santé publique depuis quelques années, on a observé une amélioration significative du taux de couverture vaccinale contre la rougeole est passée de 64,8% en 2004 à 78,8% en 2006. Il s’agit d’une réalité qui est constatée dans toutes les régions sauf à l’Ouest où il y a une quasi-stabilité de la proportion d’enfants vaccinés contre la rougeole.
Source : Rapport national de progrès des OMD/INS / 2008
|