Education primaire pour tous : le Cameroun est en bonne voie |

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La cérémonie de lancement de la 20ème édition du Rapport sur le Développement Humain 2010 a été présidée le mardi 16 novembre 2010 par le Ministre Délégué du Ministère de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, et le Représentant résident du PNUD et Coordonateur résident du Système des Nations Unies. Les Ministres de la Promotion de la Femme et de la Famille, des Affaires Sociales, de l’Education de Base, les Représentants du Corps diplomatique, des Organisations Internationales et de la société civile étaient présents à cette cérémonie de lancement.
Sous le thème : « La vraie richesse des nations : les chemins du développement humain », le Rapport 2010 confirme que le développement humain se distingue de la croissance économique, et que des progrès importants sont possibles même sans croissance rapide. Avec un Indice de Développement Humain de 0,460, le Cameroun se classe au 131ème rang mondial en 2010 sur 169 pays. Ce classement confirme les résultats de l’ECAM II qui indique que l’indice de pauvreté reste encore élevé au Cameroun, et la situation de la mortalité maternelle et infanto-juvénile reste préoccupante. Les tendances de long terme placent le Cameroun dans la tranche supérieure du développement humain faible.
Comme la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne, les progrès du Cameroun sont perceptibles au niveau de l’espérance de vie à la naissance qui passe d’environ 46 ans en 1970 à près de 52 ans en 2010, même si le niveau de 2010 reste en deçà de celui observé entre 1988 et 1990, soit 55 ans. Le taux d’alphabétisation des adultes est passé de 32% en 1970 à 77% aujourd’hui. Le taux brut de scolarisation combiné est passé de 38% à 57% entre 1970 et 2010 pendant que sur la même période, le revenu par tête exprimé en parité de pouvoir d’achat est passé de 1460 à 2200 dollars des Etats Unis.
Afin d’améliorer l’accélération du développement humain, la création d’emplois, la promotion d’une croissance soutenue et la réduction des inégalités sont primordiales. Le relèvement de ces indicateurs sociaux passe par la création des richesses et une meilleure redistribution des fruits de la croissance, but ultime du Document de Stratégie de la Croissance et de l’Emploi (DSCE).
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