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Cible 1 : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté
La pauvreté peut s’appréhender sous trois dimensions à savoir, la pauvreté des revenus ou pauvreté monétaire, la pauvreté des précarités ou de vulnérabilité et la pauvreté d’exclusion ou subjective. Dans l’objectif 1 des OMD, la pauvreté est considérée et suivie d’un point de vue monétaire. C’est la situation des individus caractérisés par un manque de ressources matérielles et financières pour satisfaire les besoins fondamentaux.
L’enquête ECAM3 de 2007 estime que le montant minimum nécessaire pour satisfaire les besoins essentiels d’un individu adulte s’élève à 738 FCFA. Ce montant intègre non seulement la consommation de l’individu, mais aussi toute autre consommation en nature.
Le taux de pauvreté ou incidence, qui est la proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, est resté quasiment stable entre les deux années traduisant ainsi l’augmentation du nombre de pauvres du simple fait mécanique de la croissance démographique. Malgré la relance économique et les efforts entrepris par le Gouvernement pour réduire le chômage à travers les opérations de recrutement dans la fonction publique, 40% de Camerounais sont restés pauvres soit prêt de 7 millions d’individus. Cette évolution présente toutefois d’importantes disparités régionales. En effet, à l’exception des régions de l’Adamaoua, de l’Est, de l’Extrême Nord et du Nord où ont été notée une augmentation de l’effectif des pauvres, toutes les autres régions présentent plutôt une situation inverse avec une performance particulièrement significative pour les deux grandes villes que sont Douala et Yaoundé.
Tout comme l’incidence, la profondeur et la sévérité de la pauvreté sont restés stables sur la période avec une dégradation importante dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord. Dans ces deux régions, les revenus très limités des actifs occupés expliquent cette situation. Dans les villes de Douala et Yaoundé, les populations vivent nettement mieux en raison des importantes richesses générées par des emplois formel et de l’informel urbain.
Hormis dans la région du Sud, cet indicateur s’est accru entre 2001 et 2007, signifiant ainsi que les inégalités tendent à se réduire. De nombreux efforts restent cependant à faire, car les 20% de la population la plus pauvre captent seulement 6,4% du revenu national en 2007 ; ce qui est très faible.
Le Gouvernement s’était fixé pour objectif de ramener le taux de pauvreté de 53,5% en 1996 à 25% à l’horizon 2015. La croissance économique qui est le principal support de cet effort se devait d’être assez forte (6 à 7% par an) jusqu’à terme. A mi parcours, on est passé de 53 ,3% à 39 ,9% soit une diminution de 25 points. L’atteinte de l’objectif impose une diminution de près de 15 points entre 2007 et 2015, soit un peu plus d’effort que sur la première période.
Cible 2 : Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim
La préoccupation de réduire la proportion de la population camerounaise qui souffre de la faim vient en réponse aux difficultés que les uns et les autres éprouvent à se nourrir convenablement. Pour le cas particulier des enfants de moins de 5 ans, la malnutrition peut conduire à des maladies graves et un risque élevé de décès.
Dans le cadre de la recherche de la sécurité et de l’autosuffisance alimentaire, le Gouvernement a mis en place plusieurs structures d’encadrement des acteurs sociaux et de développement. Les actions entreprises ont permis de mettre à la disposition de la population des semences améliorées, du matériel agricole adapté et surtout en leur assurant une formation appropriée.
Malgré les progrès réalisés, l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans reste encore préoccupant. En effet, les enquêtes EDS-II, EDS-III et MICS 2006 révèlent que le pourcentage des enfants de cette tranche d’âge présentant une insuffisance pondérale est situé en 2004 à 18,1% et en 2006 à 19,3% ; bien que traduisant une amélioration par rapport à 1998 où cet indicateur était estimé à 22,2%.
Source : Rapport national de progrès des OMD/INS/2008
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