Enfant marchant dans un camp de déplacés en Somalie
Près de 895 000 personnes ont été déplacées en raison de la sécheresse aggravée par les conflits armés depuis novembre 2016. Photo: PNUD Somalie

 

Mohamed Ismail Yasin fait partie des centaines de milliers de personnes actuellement déplacées en Somalie à cause de la sécheresse. En trois jours il a parcouru 600 kilomètres, avec les six membres de sa famille et l’essentiel de son bétail, avant d’atteindre une source d’eau fiable dans la région de Bari.

« Je viens du district de Mayle », raconte Mohamed. « Nous avons fui la sécheresse et amené notre bétail jusqu'à ce barrage pour trouver de l'eau. »

Le barrage de Biyo-Gadud est l’une des structures de collecte d’eau mise en place au Puntland grâce à un projet financé par le Fonds pour l’environnement mondial et soutenu par le PNUD. Il peut contenir jusqu'à 95 000 m3 d’eau, soit environ huit mois d'approvisionnement pour les peuples nomades et les communautés de la région.

C'est une ressource essentielle pour la famille de Mohamed et pour d'autres pastoralistes qui luttent pour survivre malgré le manque de pluie depuis trois saisons consécutives.

Mohamed Ismail devant le barrage de Biyo-Gadud en Somalie
Mohamed a parcouru 600 kilomètres, avec les six membres de sa famille et l’essentiel de son bétail, avant d’atteindre une source d’eau fiable. @Said Isse / PNUD Somalie

 

Briser le cycle

Ce n'est pas la première fois que les Somaliens sont confrontés à la famine. En 2011, elle a tué près de 260 000 personnes, dont la moitié étaient des enfants.

Début 2017, le gouvernement somalien a déclaré la sécheresse une 'urgence nationale'. Si les efforts conjoints du gouvernement somalien et des partenaires locaux et internationaux ont permis d'éviter une nouvelle famine, les signes (PDF, anglais) indiquent que les effets de la sécheresse se poursuivront en 2018.

La réponse humanitaire d'urgence est vitale, mais seuls des gains de développement à long terme sortiront le pays de la pauvreté, de la vulnérabilité et de l'insécurité.  

Close-up shot of UN Secretary-General António Guterres in a plane
« Nous avons l’obligation morale de faire mieux, et nous disposons des outils et des connaissances nécessaires pour remplir cette obligation » – Secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

 

Éliminer les besoins

Lors du Sommet humanitaire mondial en 2016, les travailleurs humanitaires et les agences de développement ont relevé le défi posé par les crises répétées et prolongées, que ce soit en Somalie ou ailleurs dans le monde. Ils se sont engagés à travailler en synergie, non seulement pour répondre aux besoins humanitaires immédiats, mais aussi pour diminuer ces besoins au fil du temps.

Cela signifie mieux utiliser les ressources et les capacités, et créer des partenariats pour fournir l'aide d'une manière qui prépare pays et communautés à mieux relever de futurs défis.

Lors du lancement du plan de réponse humanitaire 2018 pour la Somalie, le chef de l'OCHA, Mark Lowcock, et l'administrateur du PNUD, Achim Steiner, ont souligné la nécessité de s'attaquer aux causes profondes de la crise, pour faire en sorte que sécheresse ne rime plus jamais avec famine.


« La nouvelle façon de travailler de l'ONU se base sur la compréhension que le travail humanitaire et de développement doivent être complémentaires pour atteindre les résultats collectifs auxquels nous aspirons en Somalie. »
Achim Steiner, Administrateur du PNUD, à Mogadiscio.

 

Mettre le principe en pratique

En pratique, cela signifie fournir une aide immédiate pour sauver des vies tout en prenant des mesures pour réduire la fragilité du pays et renforcer la résilience des populations - leur capacité à faire face à l'adversité et à se relever. Cela signifie construire des barrages, comme celui qui a aidé Mohamed à garder son cheptel en vie.

Et cela signifie investir dans la capacité des jeunes à résoudre les problèmes actuels et futurs.

Avec ses antécédents de conflit et sa vulnérabilité au changement de climat, la Somalie fait face à des obstacles sérieux et complexes à la réalisation du développement durable. Mais contre toute attente, le pays est en train de devenir un modèle sur la façon de faire face à la crise.

« C'est un moment important pour le gouvernement et les citoyens de ce pays », a déclaré l'Administrateur du PNUD. « La Somalie, avec ses partenaires, peut s'attaquer aux moteurs de la crise et de l'insécurité si elle agit maintenant, et c'est un privilège pour nous de soutenir le pays en ce moment décisif. »

 

Pour en savoir plus

  • La Somalie est l'un des quatre pays où les facteurs environnementaux et l'insécurité se sont combinés pour pousser les habitants au bord de la famine.
  • Avec 100 000 personnes menacées de famine et un autre million de personnes à risque, le gouvernement du Soudan du Sud a déclaré la famine dans certaines parties du pays en février 2017.
  • La violente insurrection de Boko Haram a eu un impact dévastateur dans la région du nord-est du Nigeria, forçant 2 millions de personnes à fuir leurs foyers.
  • Le Yémen entre dans sa quatrième année d'un conflit complexe et brutal. Plus de 20,7 millions de personnes (plus de 75% de la population) ont besoin d'une aide humanitaire et d'une protection, et 17 millions sont considérées comme souffrant d'insécurité alimentaire.

Une réponse humanitaire rapide et soutenue a réussi à mettre fin à la famine au Soudan du Sud et à l'éviter dans les trois autres pays. Mais les quatre pays restent à risque et ont besoin d'une nouvelle façon de travailler pour combler le fossé entre l'intervention d'urgence et le développement durable à long terme.

Adolescent sur la page.
Contre toute attente, le pays est en train de devenir un modèle sur la façon de faire face à la crise. PNUD Somalie

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