Rapport National sur le Développement Humain 2008/2009

16 déc. 2009
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Le défi de la réalisation des OMD

Après avoir connu une croissance régulière de 1965 à 1985, le Cameroun est rentré à partir de 1985/1986 dans une profonde récession due à la conjonction de la baisse brutale des revenus d’exportation, elle-même consécutive à la baisse des cours des principaux produits exportés (pétrole, café, cacao, coton), de l’effritement du Dollar US utilisé pour la cotation de ces produits sur le marché international, et des problèmes d’ordre structurel qui ont grandement nui à la compétitivité de son économie. Entres autres manifestations de cette grave crise, on peut citer : la chute persistante des investissements publics et des crédits à l’économie, l’encours de la dette extérieure qui est passé de moins de 1/3 à plus des 3/4 du PIB, l’interruption de l’exécution du 6ème plan quinquennal, etc. Cette situation a duré jusqu’à l’exercice 1995/1996, année au cours de laquelle, à la faveur du réajustement monétaire de 1994, le Cameroun a renoué avec un taux de croissance positif.

 

La réduction du train de vie de l’Etat et du poids des entreprises du secteur public engagée dès le début de la crise n’a pas suffi pour améliorer la situation, à tel point que le pays s’est trouvé contraint de piloter son économie à travers les programmes d’ajustement structurel (PAS) définis avec les Institutions de Bretton Woods. La situation des finances publiques a continué de se dégrader jusqu’aux baisses drastiques des salaires dans la Fonction Publique en 1993. Admis en 1999 à l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (I-PPTE), le Cameroun a franchi le Point de Décision dans le cadre de cette initiative en Octobre 2000, après la production d’un Document intérimaire de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP1), l’adoption d’un Programme National de Gouvernance (PNG), et la finalisation des stratégies sectorielles de l’éducation et de la santé. Si le pays a alors bénéficié d’une réduction sur le flux de sa dette extérieure, c’est l’atteinte du Point d’Achèvement de l’I-PPTE en Avril 2006 qui a permis à ses principaux créanciers multilatéraux et bilatéraux de procéder à une remise sur le stock de cette dette. Entre temps, le DSRP final a été adopté en 2003 et, à l’observation, le bilan du premier cycle de programmation du DSRP est très mitigé.

 


Le Cameroun s’est engagé à inscrire le processus de son développement dans le cadre d’une vision, dénommée «Vision Horizon 2035», document à partir duquel est décliné le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) qui a remplacé le DSRP. Le DSCE constitue désormais le cadre intégré de référence pour un développement humain durable du Cameroun. Sa mise en oeuvre passe par l’exécution de programmes et projets adossés sur les stratégies que doivent élaborer tous les secteurs de l’économie nationale, pour accélérer la croissance, réduire la pauvreté et acheminer progressivement le pays vers l’atteinte des OMD.

A retenir

  • Malgré la mise en oeuvre par plusieurs administrations et organismes d’Etat de nombreux programmes destinés à favoriser l’emploi des jeunes, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans ne recule pas (7,9% en 2001 et 8,2% en 2007). Bien plus, le taux de sous-emploi des jeunes avoisine les 70% en 2007.
  • La demande potentielle d’éducation primaire est en constante augmentation au Cameroun (3 064 739 enfants dont 48,5% de filles en 2006/2007, et 3 065 372 en 2007/2008, en augmentation de 5,6% par rapport à 2003/2004).
  • En 2007/2008, 12 999 écoles primaires offraient 64 941 salles de classe, permettant d’afficher une moyenne nationale de 49,3 enfants par classe.
  • Depuis 2004, un département ministériel a été créé au sein du Gouvernement pour s’occuper de la promotion de la femme et de la famille (MINPROFF).
  • en 2007/2008, l’indice de parité Filles/Garçons était de 0,88 pour le taux net de scolarisation au primaire, et 0,79 dans l’enseignement secondaire, en moyennes nationales.

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