A propos du Cameroun

Introduction

 Bamenda

Le Cameroun est un pays d’Afrique Centrale situé au fond du Golfe de Guinée, entre les 2e et 13e degrés de latitude nord et les 9e et 16e degrés de longitude est. Le pays s’étend sur une superficie de 475 650 kilomètres carrés. Il présente une forme triangulaire qui s’étire au sud jusqu’au lac Tchad sur près de 1 200 km tandis que la base s’étale d’ouest en est sur 800 km. Il possède au sud-ouest une frontière maritime de 420 km le long de l’océan Atlantique. Il est limité à l’ouest par le Nigéria, au sud par le Congo, le Gabon et la Guinée Équatoriale, à l’est par la République Centrafricaine, et au nord-est par le Tchad. Enfin, au sommet du triangle, au nord, il est coiffé par le Lac Tchad.

Le milieu naturel du Cameroun est diversifié. On dit de ce pays qu’il est l’Afrique en miniature.

En effet, plusieurs types de régions naturelles contribuent à la diversité géographique du pays.

Histoire

  Monument de la réunification

L'indépendance

Le 1er janvier 1960, l’ancien Cameroun, alors sous tutelle française, accède à l’indépendance et on assiste à la naissance de la République du Cameroun. Il est également admis à l’ONU.

Le Cameroun sous tutelle britannique, doté en 1954 d’une Assemblée Législative, mais partie intégrante sur le plan administratif de la République du Nigéria, s’était prononcé le 7 novembre 1959 pour un maintien de la tutelle. Une seconde consultation, décidée par l’ONU, a lieu le 11 janvier 1961.

La partie sud du territoire (sous administration britannique), dirigée par le Premier Ministre John Ngu FONCHA, par voie de référendum se prononce à une écrasante majorité pour une indépendance et son rattachement à la République du Cameroun.

La partie Nord (sous tutelle britannique), se prononça pour son rattachement au Nigeria. Le 1er juin 1961, le Cameroun septentrional (britannique) est rattaché au Nigeria.

Le 1er octobre 1961, la partie méridionale du Cameroun sous tutelle britannique (Cameroun occidental) et la République du Cameroun sont unies sous le nom de République fédérale du Cameroun.

Le 20 mai 1972 met fin aux structures fédérales et voit naître la République Unie du Cameroun. La constitution de 1972 maintient le régime présidentiel. Les deux Etats fédérés disparaissent pour faire place à un seul Etat. Les quatre assemblées se réduisent à une seule : L’Assemblée Nationale.

Organisation de l'Etat

Les dispositions constitutionnelles eh vigueur depuis le 18 janvier 1996 affirment solennellement les principes caractéristiques de la République du Cameroun. Celle-ci est "un Etat unitaire décentralisé. Elle est une et indivisible, laïque, démocratique et sociale". (Article 1er). Etat multiculturel et plurilinguistique, le Cameroun 'prenant en compte son histoire, adopte l'anglais et le français comme langues officielles d'égale valeur. La devise de la République du Cameroun est : Paix- Travail-Patrie. L'article 2 de la Constitution dispose que "la souveraineté nationale appartient au peuple camerounais qui l'exerce soit par l'intermédiaire du Président de la République et des membres du Parlement, soit par voie de référendum". Les autorités chargées de diriger l'Etat tiennent leurs pouvoirs du peuple par voie d'élections au suffrage universel direct ou indirect. Le vote est égal et secret. L'âge légal du vote est de 20 ans.

 

Ces principes étant affirmés, la Constitution camerounaise institue les trois principaux pouvoirs d'Etat: le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Elle consacre ainsi les principales institutions de l'Etat.

Défis

Sur le plan macroéconomique, le Cameroun a traversé une période de récession à partir de 1986 jusqu’au milieu des années quatre-vingt-dix, période à laquelle il commence à en sortir avec l’appui des institutions de BrettonWoods. Le Cameroun a enregistré de bonnes performances macroéconomiques en début du millénaire, ce qui lui a permis d’être admis à l’Initiative PPTE (Pays Pauvres Très Endettés) dont il a atteint le point d’achèvement en 2006. Les ressources substantielles provenant de l’annulation d’une partie importante de la dette extérieure ont permis de relancer l’économie et de définir un nouveau programme consigné dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi adopté en 2009 (DSCE, 2009).

Le DSCE constitue pour la période 2010-2020, le cadre de référence de la stratégie de développement du pays. Il intègre les orientations de la vision à long terme (Vision 2035, 2009) centrée sur l'accélération de la croissance, la création d'emplois formels et la réduction de la pauvreté. Il vise en conséquence à (i) porter la croissance à 5,5 % en moyenne annuelle dans la période 2010-2020 ; (ii) ramener le sous-emploi de 76 % à moins de 50 % en 2020 ; (iii) ramener le taux de pauvreté monétaire de 39,9 % en 2007 à 28,7 % en 2020 ; et (iv) Réaliser à l’horizon 2020, l’ensemble des objectifs du millénaire pour le développement (OMD).